Alimentation – Le biologique accessible – Magazine Mieux-Être

Alimentation – Le biologique accessible

Par Cécile Gladel

Se nourrir « biologique », d'accord. Mais est-ce envisageable à moindre coût ? Oui, mais pas à un prix équivalent à la nourriture non biologique. Il est tout de même pensable de s'alimenter avec du biologique sans dépenser fortune. Débrouillardes et cuisinières à temps partiel, voici quelques trucs et conseils éprouvés. Il faudra cependant y mettre le temps.

Tout d'abord, une mise au point s'impose. Oublions la culture québécoise du panier d'épicerie le moins cher possible. Les produits biologiques coûteront toujours légèrement plus cher ou le même prix que les produits traditionnels. Pourquoi? Parce que les coûts de production de l'agriculture biologique sont plus élevés.

« La culture biologique demande plus de travail manuel, plus d'employés et ce, peu importe la superficie. Les plantes sont aussi plus vulnérables aux maladies, puisque l'agriculture ne peut utiliser de pesticides ni d'insecticides. Les risques sont plus grands et l'agriculteur doit souvent les assumer sans l'aide gouvernementale, qui n'est pas vraiment adaptée à ses conditions de travail », explique Isabelle Joncas, responsable du réseau québécois d'Agriculture soutenue par la communauté (ASC) de l'organisme Équiterre.

Suivre la saison

Actuellement, on confectionne nos menus, puis on va faire nos courses. Pour tirer profit d'une nourriture biologique à prix raisonnable, il faut changer nos habitudes. Faire les menus selon les produits de saison pour pouvoir profiter des plus bas prix.

« En hiver, j'essaie de consommer localement avec ce qui est disponible. Et j'utilise les produits que j'ai congelés, les champignons que nous avons fait sécher », explique Katia Deschênes, résidente de Magog et consommatrice de biologique, en conseillant de ne pas garder les produits congelés plus de six mois.

Les paniers bio

Depuis maintenant plus de 10 ans, l'organisme Équiterre propose les paniers biologiques de l'ASC et ce, partout au Québec, même en hiver. Le consommateur paie les produits au début de la saison et va chercher chaque semaine ses légumes et ses fruits à un point de chute prédéterminé. Cette méthode n'est pas forcément moins chère, particulièrement lorsque les récoltes ne sont pas abondantes, comme cet été. Trop de pluie.

« On élimine les intermédiaires, mais le consommateur partage le risque avec l'agriculteur. C'est une solution plus équitable », ajoute Isabelle Joncas.

Quand les récoltes sont abondantes, les paniers sont une excellente manière d'obtenir des produits biologiques abordables.

Achat à la carte

Les Ami(e)s de la Terre de l'Estrie offrent aux gens de Sherbrooke une formule originale de commande de produits locaux à la carte, appelée le Marché de la solidarité rurale. On fait son épicerie en consultant sur Internet les produits vendus par les fournisseurs, puis on la ramasse chaque deux semaines au local de l'organisme. Plus flexible que les paniers bio.

« Nos producteurs ne sont pas tous bios, car notre premier critère est l'achat local, mais nous leur demandons de s'éloigner des OGM », explique André Nault, des Ami(e)s de la Terre de l'Estrie.

Lisez la suite de cet article en vous procurant le numéro 4 (novembre 2006) du magazine Mieux-Être

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