Beauté – Soins esthétiques injectables sécuritaires ? – Magazine Mieux-Être

Beauté – Les soins esthétiques injectables sont-ils sécuritaires ?

Par Andréanne Brault

Si vous faites partie des adeptes de soins esthétiques injectables ou que vous êtes tenté d’essayer ces traitements, vous vous êtes probablement déjà demandé s’ils sont sécuritaires. Lisez ce qui suit pour en savoir plus.

Les injectables les plus utilisés au Québec sont le botox cosmétique de la compagnie Allergan, l’acide hyaluronique, vendu sous les noms Juvederm et Restylane par Allergan et Medicis ainsi que Radiesse, de BioForm Medical.

Le botox est protéine purifiée dérivée de la bactérie Clostridium botulinum. L’acide hyaluronique est un sucre complexe, présent à l’état naturel dans le corps. Radiesse, pour sa part, est fabriqué à partir de microsphères de calcium uniques, en suspension dans un gel. Une fois injecté dans la peau, il forme une structure et stimule par la suite la croissance du propre collagène du patient. Le botox cosmétique relâche le muscle qui donne le ride et l’empêche de se contracter, alors que l’acide hyaluronique remplit les rides et donne du volume au visage, tout comme le Radiesse.

Plusieurs spécialistes utilisent une combinaison des traitements. Le botox est injecté dans le muscle et l’acide hyaluronique ou les microsphères de calcium sont injectés dans le derme ou sous le muscle. Les effets du premier durent jusqu’à quatre mois, ceux du second jusqu’à un an, et plus d’un an pour Radiesse.

« Dans ma pratique, j’utilise Radiesse pour reconstruire le volume facial et redonner une apparence jeune. J’y ai également recours pour corriger des défauts du visage, tels que les bosselures sur le pont d’un nez, ou pour façonner le contour du menton et la ligne de la mâchoire », explique le Dr Henri Gaboriau, chirurgien plastique au Sammamish Center, dans l’État de Washington.

Y a-t-il des risques à long terme ?

Le chirurgien plasticien Arthur Swift croit que les injectables sont sécuritaires, car les effets ne sont pas permanents. « Les enzymes brûlent graduellement l’acide hyaluronique. En ce qui concerne le botox, avec le temps, les nerfs repoussent. » Les dermatologues Michèle Ohayon et Alain Dansereau pensent eux aussi que les injectables sont sécuritaires même s’ils sont utilisés à répétition.

Le pharmacien Jean-Yves Dionne n’est pas tout à fait d’accord. « La première injection est réversible. Il n’y a plus de traces dans le corps après trois mois. Si l’on recommence l’injection, la durée des effets augmente. Le muscle perd sa capacité et l’on a une paralysie faciale permanente. »

Quels sont les risques très rares mais possibles ?

Selon le chirurgien plasticien et les deux dermatologues, le problème est souvent relié à un mauvais injecteur et non à un mauvais produit. C’est pourquoi il est important de faire affaire avec un spécialiste du visage.

Dr Arthur Swift explique que si l’on injecte le botox au mauvais endroit, cela peut occasionner des problèmes de mouvement du muscle, tels qu’un sourire asymétrique ou une ptose de la paupière. Jean-Yves Dionne ajoute que la toxine peut se déplacer du muscle cible à d’autres muscles, ce qui crée une paralysie visible, qui dure environ 28 jours.

L’acide hyaluronique peut causer des granulomes. Toutefois, on peut le faire fondre en utilisant de l’hyaluronidase.

La dermatologue Michèle Ohayon soutient qu’il faut attendre au moins trois mois entre deux injections de botox cosmétique pour éviter une diminution du volume du muscle.

Lisez la suite de cet article dans le numéro 33 (novembre 2009) du magazine Mieux-Être
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